Matthieu Roth
J'accompagne les personnes conscientes à transformer leurs prises de conscience en actions alignées et durables.
Ce qui me définit
Adjectifs
Singulier, cohérent, courageux, introspectif, généreux, ancré, curieux, structuré, aligné, engagé
Mes valeurs
Cohérence entre paroles et actes, alignement intérieur, générosité, fraternité, liberté, intégrité, service, croissance personnelle
Peut-être que toi aussi tu as déjà eu cette sensation d'avoir fait beaucoup de chemin sur toi-même — de comprendre énormément de choses, de connaître le vocabulaire, d'avoir exploré — et pourtant de te retrouver encore bloqué au même endroit, sans vraiment savoir pourquoi. Comme si quelque chose en toi résistait malgré tous tes efforts. Moi, j'ai vécu ça. Longtemps. Et c'est ce chemin-là, avec ses virages, ses moments de doute et ses décisions qui ont tout changé, que je te partage ici. Non pas pour impressionner, mais parce que ce qu'on a traversé soi-même, on peut vraiment l'offrir aux autres.
Chapitre I
L'enfant qui ne rentrait pas dans le moule
En cours de maths au lycée, j'avais le livre Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion posé sur mes genoux, à moitié caché sous la table. Pendant que le prof parlait de fonctions et d'équations, je lisais des pages sur les alternatives au monde tel qu'il est, sur des humains qui choisissent de faire autrement. J'étais là physiquement, mais quelque chose en moi regardait ailleurs, cherchait une cohérence que je ne trouvais pas dans ce cadre-là.
J'ai grandi dans une famille avec une sensibilité particulière à la spiritualité et au développement personnel. Il paraît même qu'à ma naissance, il y avait une note sur mon berceau qui parlait de contribuer à l'évolution de l'humanité. Je ne l'idéalise pas, mais ça dit quelque chose de l'environnement dans lequel j'ai baigné dès le départ. J'ai fait l'école Steiner avant de rejoindre le cursus classique, et c'est là que le décalage a commencé à se faire sentir vraiment. Pas de manière dramatique, mais comme un bruit de fond constant : j'entendais les adultes parler d'amour, de paix, de valeurs — et je les observais agir de manière souvent très éloignée de tout ça. Cette incohérence me pesait dans les tripes, même si je ne pouvais pas encore l'articuler clairement.
Peut-être que toi aussi tu as déjà ressenti ça — cette impression d'être en décalage, de ne pas tout à fait rentrer dans les cases, sans savoir si c'est un problème ou une information. Pour moi, ça a d'abord été lourd à porter. On a envie d'appartenir, d'être comme les autres. Mais progressivement, j'ai commencé à comprendre que ce décalage n'était pas un défaut à corriger. Quand j'ai fait le choix de terminer mes deux dernières années de lycée par correspondance, ce n'était pas une fuite — c'était une décision d'alignement. J'ai appris à m'organiser seul, à gérer mon temps, à avancer sans que quelqu'un me tienne la main. Et j'ai décroché mon bac dans une forme d'autonomie qui me correspondait bien mieux que les rangées de tables et les emplois du temps imposés.
Cette singularité que je vivais comme un fardeau était en réalité ce qui allait me permettre d'accompagner des gens qui, eux aussi, sentent qu'ils ne rentrent pas tout à fait dans les cases. Assumer qu'on est différent, en faire une force plutôt que de passer son énergie à essayer de ressembler aux autres — c'est l'une des choses les plus libératrices qu'on puisse vivre. Et ça commence souvent bien plus tôt qu'on ne le croit.
La morale
Ce qui nous met en décalage dès l'enfance est souvent la graine exacte de notre singularité et de notre future utilité.
Chapitre II
12 000 abonnés, une trahison, et le courage de tout lâcher
À 14 ou 15 ans, j'ai lancé ma chaîne YouTube gaming. Mon setup : deux ou trois écrans, un clavier gamer, des heures passées à filmer, monter, publier. J'étais complètement dedans. Et ça marchait — vraiment. La chaîne a grandi jusqu'à atteindre 12 000 abonnés, ce qui, pour un ado qui fait ça depuis sa chambre, représente quelque chose de concret, de visible, une forme de reconnaissance qu'on n'a pas l'habitude de recevoir à cet âge-là.
Et puis un jour, j'ouvre mon interface et tout a disparu. Des années de contenu, effacées. Une personne à qui j'avais confié le code d'accès avait tout supprimé — probablement par jalousie, du moins c'est ce que j'ai compris avec le temps. Ce mélange de stupeur, de colère rentrée, et puis quelque chose d'autre, une décision qui s'est formée presque immédiatement : j'allais reconstruire.
Et c'est ce que j'ai fait. De zéro, ou presque, j'ai remonté la chaîne jusqu'à retrouver ces 12 000 abonnés. J'ai accordé mon pardon à la personne qui avait fait ça, non pas parce que c'était facile, mais parce que garder cette rancœur m'aurait coûté plus cher qu'à elle. Et là, au moment où la chaîne était revenue à son niveau, quelque chose d'inattendu s'est produit : j'ai choisi de tout arrêter.
Pas parce que ça ne marchait pas. Mais parce que ça ne me correspondait plus. J'écoutais une musique différente, je regardais des films différents, je me posais des questions différentes. Ce contenu gaming, cette version de moi devant ces écrans — ce n'était plus la personne que je voulais devenir. Et j'ai compris, à cet âge-là, que renoncer à quelque chose qui fonctionne mais qui n'est pas aligné avec ce qu'on est profondément, c'est une forme de courage que peu de gens exercent. La validation extérieure — les abonnés, les vues, les commentaires — peut très vite devenir une cage dorée si on n'est pas attentif à ce qu'on ressent vraiment à l'intérieur. Ce jour-là, j'ai choisi l'intérieur.
La morale
Renoncer à ce qui fonctionne mais ne nous ressemble plus est un acte de courage que peu osent vraiment exercer.
Chapitre III
L'association et les hommes cohérents
À 15 ans, j'ai rejoint une association internationale présente dans 60 pays et 430 villes. J'y suis resté sept ans, et ces sept années ont été l'une des périodes les plus structurantes de ma vie, peut-être davantage que n'importe quelle formation académique que j'aurais pu suivre à la même époque.
Ce qui m'a frappé dès le début, c'est que j'y ai enfin trouvé ce que je cherchais depuis l'enfance sans pouvoir le nommer : des gens cohérents entre ce qu'ils disaient et ce qu'ils faisaient. Des hommes et des femmes qui parlaient de service, de fraternité, de croissance — et qui agissaient en conséquence. Concrètement. On organisait des conférences publiques, on faisait du bénévolat, on nettoyait l'environnement, on soutenait des personnes sans-abri, on créait des événements culturels multiculturels. Ce n'était pas de la théorie — c'était du terrain, du contact humain réel.
J'y ai aussi rencontré des figures masculines structurantes qui ont compté énormément pour moi. Sans entrer dans les détails de ma relation avec mon père, je dirai simplement que j'avais un besoin réel de références masculines solides, d'hommes qui incarnent quelque chose, qui tiennent debout. Et dans cette association, j'en ai trouvé. Des gens qui m'ont montré, par l'exemple, ce que ça veut dire de s'engager vraiment.
Ces sept années m'ont aussi ouvert à différents courants philosophiques et spirituels du monde, à une forme de spiritualité sans religion, une relation directe et personnelle avec la vie. Et j'ai compris quelque chose qui me semble fondamental : l'environnement dans lequel on se place n'est pas un détail. Ce sont les gens qu'on côtoie au quotidien qui façonnent, souvent plus que tout le reste, la personne qu'on devient. S'entourer de personnes cohérentes, qui incarnent ce qu'elles prônent, c'est le meilleur accélérateur de construction personnelle que je connaisse.
La morale
S'entourer de personnes cohérentes entre paroles et actes est le meilleur accélérateur de construction personnelle qui existe.
Chapitre IV
Tout quitter pour se retrouver
Avant 2023, je jonglais avec tellement de réalités en même temps que je n'arrivais plus à en habiter aucune vraiment. À Strasbourg, il y avait l'université — trop théorique, trop éloignée de ce que je voulais vraiment apprendre — des jobs dans la relation client pour payer les factures, l'association, et des allers-retours réguliers chez ma mère. De l'extérieur, ça pouvait ressembler à une vie bien remplie. De l'intérieur, c'était une forme d'épuisement diffus, le sentiment de courir dans plusieurs directions sans vraiment avancer dans aucune.
Mais ce qui me pesait le plus, c'était autre chose. Je donnais mon énergie vers l'extérieur — vers des environnements, des structures, des parcours qui n'étaient pas les miens — et je me perdais dans ce mouvement-là. J'avais besoin d'être sur mon propre chemin d'évolution, pas de suivre des trajectoires tracées par d'autres, même bienveillantes. Peut-être que toi aussi tu as déjà ressenti ça : cette fatigue particulière qui vient non pas de trop travailler, mais de travailler pour quelque chose qui ne te ressemble pas vraiment.
Une évidence s'est imposée progressivement, avec une clarté presque inconfortable : il fallait que je m'arrête. Tout. En même temps. L'université, l'association, l'emploi. La sensation étrange d'un sol qui se dérobe sous les pieds, mais aussi d'un espace qui s'ouvre devant soi. Un peu les deux à la fois.
Je suis parti vers le sud de la France, du côté de Montpellier d'abord, puis vers le Bassin d'Arcachon — un endroit que je connais depuis l'enfance, l'odeur des pins, la lumière particulière de l'Atlantique — et ensuite la Haute-Savoie. Ces déplacements n'étaient pas du tourisme. C'était une recherche. Une tentative de me retrouver moi-même dans un espace dégagé de toutes les obligations que je m'étais accumulées. Pendant cette période, j'ai suivi une formation diplômante en Marketing et Développement Commercial, obtenu une certification en entrepreneuriat, validé mon niveau d'anglais. Mais au-delà des diplômes, ce que cette période m'a vraiment donné, c'est la confirmation d'un sentiment que je portais depuis longtemps : j'avais l'impression d'avoir été préparé toute ma vie pour quelque chose qui allait arriver. Parfois il faut avoir le courage de vider l'espace — de tout enlever — pour que ce qu'on est vraiment destiné à construire puisse enfin trouver la place de prendre forme.
La morale
Vider l'espace de tout ce qui n'est pas soi est parfois la seule façon de laisser sa vraie voie prendre forme.
Chapitre V
Quand tout s'est mis en place
C'est en suivant Martin Latulippe sur les réseaux que j'ai croisé pour la première fois le nom de Ludovic Leroux. En l'écoutant parler, j'ai eu cette sensation que quelqu'un mettait enfin des mots précis sur des choses que je ressentais depuis des années sans pouvoir les articuler. En 2023, je l'ai rencontré en présentiel au Grand Rex à Paris, puis j'ai participé à un séminaire à Lyon dans le cadre de sa formation professionnalisante sur la régulation du système nerveux. Quelque chose s'est vraiment ouvert.
Ce que j'ai compris — et ça m'a changé profondément — c'est que tous mes blocages, ma procrastination, mes difficultés à passer à l'action sur certaines choses importantes, tout ça n'avait rien à voir avec un manque de volonté. Ce n'était pas un problème de caractère, ni de discipline, ni de motivation. C'était une question de régulation intérieure. Et cette distinction est énorme. Parce que quand tu crois que tu manques de volonté, tu te juges, tu te bats contre toi-même, tu dépenses une énergie folle à essayer de te forcer. Alors que quand tu comprends que ton système nerveux est simplement dans un état qui ne permet pas encore l'action, tu peux travailler différemment — avec toi-même plutôt que contre toi-même.
Mais la régulation intérieure, j'ai compris que c'était une pièce du puzzle, pas le puzzle entier. Parce que même quand on se sent plus stable, encore faut-il savoir où on va. Et même quand on sait où on va, encore faut-il réussir à transformer cette intention en mouvement réel, durable, dans le temps. C'est de cette compréhension-là qu'est né ce que je fais aujourd'hui.
J'ai aussi découvert chez Ludovic une générosité réelle dans sa façon d'enseigner — donner plus que ce qui est attendu, toujours — et des valeurs qui résonnaient avec les miennes d'une manière qui me confirmait que j'étais exactement au bon endroit. J'ai développé à partir de là la notion de bliscipline : une discipline fluide, alignée, dans la joie, à l'opposé de la discipline rigide et punitive qu'on nous a souvent vendue.
Mettre des mots sur ses peurs et ses blocages inconscients représente déjà la moitié du chemin. Et cette compréhension — que nos résistances ne viennent pas d'une faiblesse mais d'une architecture intérieure qui peut être réorganisée — est devenue naturellement le cœur de ce que j'ai envie de transmettre.
La morale
Comprendre que nos blocages viennent d'une architecture intérieure réorganisable, et non d'une faiblesse, change absolument tout.
Si tu es ici, c'est probablement que tu as déjà fait un certain chemin sur toi-même. Tu comprends énormément de choses sur toi, tu as exploré, tu as des aspirations claires — et en même temps, quelque chose résiste encore. Un projet de vie que tu n'arrives pas à lancer vraiment, des prises de conscience qui ne se transforment pas en actions concrètes, une fatigue mentale qui vient de tourner en rond malgré tous tes efforts. Tu sens que tu es capable de bien plus, mais quelque chose freine sans que tu saches exactement quoi.
C'est exactement là que j'interviens. J'accompagne des personnes conscientes, déjà engagées dans un chemin de développement personnel ou spirituel, à sortir du brouillard intérieur et de la dispersion pour retrouver un axe clair et vivant. Mon travail s'articule autour de trois axes.
Le premier, c'est la clarté : savoir ce que tu veux vraiment dans les différents domaines de ta vie, identifier le cap qui relie le tout, clarifier tes valeurs et ton pourquoi profond — celui qui donne le sens à tout le reste.
Le deuxième, c'est la régulation du système nerveux : créer une sécurité intérieure stable qui te permet de générer l'énergie nécessaire, de sortir des réactions automatiques, d'avancer sans te cramer ni te freiner, et de rester aligné même au-delà de ta zone de connu. Parce qu'au moment précis où tu bloques, procrastines ou évites ce qui compte le plus, il se passe quelque chose en toi — et c'est là qu'on va regarder ensemble.
Le troisième, c'est l'action suivie dans le temps : passer à l'action de manière alignée, sans avoir l'impression de te forcer ni de te trahir, et s'appuyer sur un cadre précis et soutenant pour transformer tes intentions en résultats concrets. Avec des temps de partage en cercle et des feedbacks collectifs pour élargir ta vision, voir ce que tu ne vois pas seul, et avancer sans te mentir.
Tout ce que j'ai traversé — le décalage, les trahisons, les grandes décisions, les départs, les reconstructions — m'a conduit à comprendre qu'on ne peut pas construire quelque chose de solide à l'extérieur si l'architecture intérieure n'est pas stable. Et cette stabilité, elle se travaille. Elle s'apprend. Et elle change tout.
Si ça te parle, j'ai envie qu'on en parle ensemble.
Matthieu
Mon histoire en images